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Lecture, écriture et traductions... des é-mot-ions, des sens-ations... un grand appétit de découvrir et de créer sans cesse de nouveaux mots.

mercredi 15 août 2012

Night Time: "L'odeur de la ville mouillée"

Bonsoir,

je commence par une très bonne nouvelle qui me réjouit particulièrement. Il y a quelques mois je suis tombée par hasard sur ce blog appelé "l'odeur de la ville mouillée". Les textes m'ont plu, envoûté même, j'ai souhaité si fort pouvoir un jour écrire de si beaux mots. Donc je me suis abonnée à ce blog d'un mystérieuse inconnue; à mon grand désespoir le blog a été fermé par la suite, puis bien que ré-ouvert avec un nouveau texte, fermé de nouveaux à mes yeux curieux et en manque de ses mots.

La bonne nouvelle donc, j'y arrive, c'est que ces textes ont été publiés en Mai:

"L’odeur de la ville mouillée sera disponible en librairie le 7 mai 2012 dans une version retravaillée et enrichie de nouveaux textes, aux éditions Gallimard, collection L’Arpenteur.
Merci pour vos visites, vos messages, votre soutien." (http://lodeurdelavillemouillee.wordpress.com/)

Bien sûr j'aurais pu le savoir bien plus tôt si seulement je n'avais pas négligé mon blog... ET enfin je connais le nom de l'auteur, Marie Causse (traductrice de métier).

No time for regret, je vais acheter ce recueil  dès que possible et je trépigne d'impatience à l'idée de lire et relire ces extraits de vie, tranches de vie d'inconnus qui pourraient être toi ou moi, nous et notre passé. Ce sont les mots qui font toute la différence et les émotions qu'ils provoquent. Lorsque je pouvais accéder au blog, je ne me lassais jamais d'aller relire les mêmes nouvelles, encore et encore, me baigner dans cette atmosphère solitaire et si profondément ancrée dans ma réalité. L'art de la nouvelle ne s'apprend pas, il se maîtrise ou pas. Marie Causse avec L'odeur de la ville mouillée a définitivement prouvé qu'elle en est capable et ces textes vous donneront des frissons, je vous le garantis!

La suite des nouvelles, je vais vous la faire en images:

Février 2012, Balade le long de la Tyne dans la campagne anglaise


Février 2012, Forêt de Nottingham avec mes copines de fac Aurélie, Lorraine et Hayley. 

Mars 2012




Toujours mars 2012, par une magnifique journée ensoleillée je vais écarquiller mes petits yeux déshabitués munie de mon appareil photo lors d'un vagabondage sans but le long de l'eau, un émerveillement renouvelé et le plus beau pour la fin, un appel attendu m'annonçant la naissance de mon neveu et filleul Karel.




 Avril 2012, Bonnieux, Porte sur un autre monde



 Mai 2012, il fait chaud (pendant une semaine)


Juin 2012, arrivée de la torche Olympique à Newcastle

Les anneaux Olympiques

Petit-déjeuner sur le balcon


Paris, la Gay Pride, les amis et la famille, cinq magnifiques journées. Vous me manquez tous!








Juillet 2012, visite de Valérie (N.B. ce sont ses photos!), Edinburgh, Newcastle et la mer à Tynemouth.




Août 2012, Newcastle, Festival des ponts et feu d'artifice.

Comme vous pouvez le voir, tout va bien! 

À Bientôt!

dimanche 15 janvier 2012

L'eau qui coule sous nos ponts

La vie est faite d'étapes, de changements qu'il nous faut accepter, parce que au fond quel est le choix que nous avons? Il n'est pas donné à tous de s'enfuir du jour au lendemain et de repartir à zéro. la plupart d'entre nous subissent le quotidien, avec ou sans peine.

Depuis octobre, j'essaye de m'habituer au changement, au passage de la vie d'étudiante à la vie "professionnelle". Les premiers jours ont été surprenants, pas forcément faciles car cet emploi est clairement loin de ce que je m'étais imaginé faire après mes études.

Cependant, les aspects positifs m'ont permis de tenir le coup de la première semaine et maintenant j'ai plaisir à me lever le matin et à aller au travail. Je considère cet emploi comme ma chance de travailler dans un environnement anglais, ma chance d'améliorer la langue, de me créer une première expérience professionnelle. Les avantages l'emportent sur les inconvénients car mes collègues sont des gens agréables qui, soit ne deviendront sûrement pas des vrais amis, mais qui m'acceptent comme je suis et ne me freinent pas dans mon développement personnel.

Depuis octobre, j'ai eu un problème concernant le temps. Auparavant, étant étudiante, j'avais une flexibilité assez importante, je pouvais décider de faire ce que je voulais à peu près quand je voulais puisque je n'avais que 12h de cours à l'université. Travailler à plein temps a changé cela de façon radicale. J'ai eu du mal à m'habituer à avoir seulement les week-ends pour moi. Au début j'étais tellement stressée que j'avais le sentiment de devoir faire des millions de choses le week-end pour être sûre d'en profiter, malheureusement la fatigue d'un nouvel environnement m'empêchait de faire vraiment quelque chose de productif.

Trop de peu de temps d'abord, puis ensuite je suis passée à de nouveaux horaires: 8h-16h30 et d'un coup je ne savais pas quoi faire de tout ce temps après le travail... Lorsque j'étais étudiante, la question ne se posait même pas: j'avais toujours quelque chose à préparer, à lire, à traduire ou à réviser. Seulement maintenant, lorsque je passe la porte du bureau, je suis libre comme l'air mais que faire?

Ce week-end est la premier week-end où je me sens vraiment bien. J'ai réalisé que le but n'est pas forcément de faire "plein" de choses mais de faire des choses qui me rendent heureuses, qui me détendent, de penser à moi et à mon bien-être.

Voilà donc ce que j'ai fait ce week-end:

Vendredi soir: grand ménage car comment se sentir bien dans un appartement en désordre?

Samedi: levée à 9h, fin du ménage, grand petit déjeuner avec café et œufs durs. Ensuite une belle balade en vélo au bord de l'eau, histoire de prendre l'air et de profiter de cette magnifique journée hivernale. De retour à la maison, je prépare du pain maison (presque!) et une soupe maison. J'écoute de la musique, me détend devant l'ordinateur, prépare le poulet rôti pour le dîner du soir. Le dîner est prêt et délicieux, un bon verre de vin rouge, tout cela dégusté devant un bon film policier allemand (Tatort).

Dimanche: grasse-matinée jusqu'à 11h, petit déjeuner au lit (le pain maison est vraiment bon!), puis un bon bain chaud moussant. Ensuite une grande balade à pied dont voici les photos:














 









Et voilà, après ce magnifique week-end, je suis prête à retourner travailler de bonne humeur demain! Il faut savoir se faire plaisir avec les petites choses de la vie.

Pour voir toutes les photos, cliquez sur l'album ci-dessous:

Water and Bridges_Newcastle_Quayside




dimanche 23 octobre 2011

Mondes parallèles

J'ai toujours aimé les livres, j'ai toujours aimé me plonger dans d'autres univers au travers de mots que d'autres ont créés.

Parfois ce sont les mots en soi qui me touchent, des livres tels que ceux de Virginia Woolf, Proust, Margaret Atwood ou bien Kazuo Ishiguro pour n'en citer que quelques uns.

Récemment j'ai été très marquée par "Les chaussures italiennes" de Henning Mankell. La voix du narrateur, plutôt dérangeante et maladroite au premier abord, m'a finalement agrippée et je n'ai plus pu m'arrêter. Des événements assez extraordinaires bouleversent la vie d'un vieil homme qui avait renoncé à tout et cédé à un pessimisme morose. Des personnages humains, bourrés de défauts mais attachants. Et tout cela dans un cadre presque surréel, la Suède, sa neige et ses forêts.

J'aime me sentir entraînée, noyée et submergée sous la voix lancinante d'un narrateur sur-présent et pesant à la fois. "Le Black Note" de Tanguy Viel m'a fait cet effet également. Impossible de reposer le livre, la voix du narrateur me transperce et n'a de cesse de m'emporter avec lui pour raconter son histoire jusqu'au bout. Les mots tourbillonnent, me font vaciller et m'entraîne jusque dans les tréfonds de l'âme humaine, jusqu'à la mort d'un des personnages que l'on ne cesse de revivre, pressentant le pire sans encore pouvoir l'imaginer.

D'autres fois ce sont les histoires que m'attirent, des mondes nouveaux, des univers parallèles où tout est possible, où les règles qui gouvernent notre monde ne sont plus applicables. Dans ce cas, je prête peu d'attention aux mots en soi, j'accélère les pa(ge)s, saute des phrases jusqu'à tout savoir, tout avoir dévoré dans un accès de boulimie intense.

Avec les films c'est encore différent, il y a certains films où j'aimerais vivre, où je souhaite que l'histoire ne s'arrête jamais, où en fait le film continue de vivre dans ma tête. Entre autres, c'est le cas avec les films de superhéros...

Green Lantern

C'est le dernier en date, hier soir... j'ai aimé le personnage principal si réel et l'aspect fantastique du film, les Green Lanterns chargés de protéger toutes les planètes de l'univers, choisis par un anneau vert pour accomplir cela. Le vert, couleur de la volonté qui pemet de surmonter ces peurs. J'aurais voulu être moi-même un élément de ce monde où les lois semblent être si faciles: les bons et les méchants se battent pour sauver le monde de sa fin imminente. Les films de superhéros sont basés sur des comics qui ne datent pas d'hier, cela m'impressionne que il y a si longtemps, sans effets spéciaux, les auteurs et dessinateurs aient pu rendre ces BD si vivantes et si réelles. C'est tout un monde qui s'ouvre à moi, je pourrais passer des heures à regarder des sites internet détaillant les relations entre Spiderman et Iceman, Batman, Catwoman, etc...J'ai aimé Superman en premier, puis les Fantastic Four, Daredevil, Hellboy, X-Men et ce sont des films dont je ne me lasse pas. Je pourrais les regarder encore et encore et rêver à ces mondes sombres, cruels parfois, où le héros renonce à tout pour accomplir sa tâche et nous donne à tous finalement une vraie leçon d'humanité.


It's a wonderful life

Fin août une porte s'est fermée qui ne s'ouvrira plus jamais: ma vie d'étudiante est terminée et cette époque et ne pourra jamais être ressuscitée. J'ai parfois attendu ce moment avec impatience, et souvent avec crainte. Plus jamais je ne serais amenée à réviser pour un exam, à stresser pour un oral et à préparer un exposé pour la semaine suivante. Bien sûr, d'autres tâches similaires vont se présenter dans le monde du travail, préparer un rapport, faire une présentation, etc. Mais l'enjeu sera différent et le train train quotidien de la vie professionnelle n'est pas comparable avec la vie d'étudiant. Cette vie que j'ai parfois trouvée pesante, pénible, trop théorique, mais aussi plein de défis, et étonnante car pleine de rencontres avec des gens passionnants et passionnés, de rencontres avec des textes et des nouvelles techniques de travail va vite être remplacée par tout autre chose. La nouveauté m'attire, je suis heureuse du changement et je dois dire que la transition s'est faite plutôt facilement, deux mois de vacances et jeudi prochain sera mon premier jour de travail.
Rentrer dans la vie professionnelle me donne un petit coup de vieux toutefois. Plus jamais la vie ne sera la même et bien que j'ai souvent changé d'endroit ces dernières années, le changement qui se produit en ce moment semble un bien plus grand tournant.
La vie avance avance avance sans s'arrêter, sans sembler se fatiguer de me porter et le monde tourne avec moi, petit grain de sable au bout milieu de l'Angleterre ou d'ailleurs. J'aime être part de ce tout et me sentir vivante, prendre des décisions pour mon futur et surtout surtout ne pas arrêter d'avancer, ne pas arrêter de penser et d'écrire, pour moi, pour vous. 


It's a wonderful life.

dimanche 3 juillet 2011

Sunny day

A droite, la SAGE, une immense salle de concert et à gauche le Pont Millenium





De gauche à droite: moi, Hayley, Aurélie.